Le Perou, nous devons l'avouer, reste une des destinations de notre voyage que nous attendons avec le plus d'impatience. Son éloignement géographique et culturel nous attirent profondément. Voilà presque 6 mois que nous voyageons. Les diverses paysages et les personnes rencontrées ne nous ont pas fait changer concernant l'attrait pour ce pays. Disons que l'excitation se fait moins sentir en nous que si nous étions au début du voyage, mais notre curiosité est tout de meme intacte. Que cache ce pays derrière ses collines ? L'Eldorado est il a notre portée ? Notre Eldorado a nous, ne comporte pas des lingos d'or ou des pierres précieuses, mais il est fait de rencontres et d'emerveillement. Nous esperons rassembler tous ces ingrédients dans ce dernier baroudage de notre aventure. 5 semaines a vivre a fond un reve qui prend fin. Notre c%u0153ur est lourd lorsque nous projetons nos esprits dans un mois et demi, mais il est lourd surtout de s'etre charge d'emotions et d'amour. Du simple battement qu'il a realise chaque seconde de notre periple, au plus puissant dans les moments de dépassement de soi ou de communion l'un avec l'autre. Le sentiment que nous ressentons pourrait s'apparenter quelque peu a celui qui est en chaque enfant, en fin du mois d'aout, lorsque le retour a l'ecole doit se faire apres des semaines de vacances. On doit préparer les cartables et les trousses, ayant toujours a l'esprit les vacances géniales que l'on vient de passer. Toutefois, on se dit que l'on va pouvoir revoir ses camarades, ses amis, et jouer a nouveau avec eux en prenant autant de plaisir finalement que pendant les congés qui viennent de passer. Mais malgré tout, a ce moment la, on a pas envie de rentrer ! Cette ambivalence nous tiraille plus que jamais alors que nous décollons de Miami. Nous survolons une dernière fois les caraïbes, Cuba se dessine en vert au milieu de la mer turquoise, et nous abordons bientôt l'Amerique Latine. L'avion file dans le ciel et nous laissons errer nos yeux au loin vers le pacifique, notre esprit s'echappant vers les contrées que nous avons visite. La nostalgie est bien réelle, mais nous prenons conscience aussi de tout ce que nous avons rate en France. Les plus petits neuveux grandissent a une allure folle, Sophie est plus que jamais enceinte, le mariage d'Aurore et Julien est déjà loin et celui de Binbin et So approche... Nous avons alors la sensation que nous ne profitons pas assez des gens qui nous entourent lorsque nous sommes a leurs cotes, et ce n'est qu'en leur absence qu'il nous vient a l'idee de profiter un peu plus d'eux... Nous méditerons cela, mais surtout nous nous promettons que nous mettrons en application une proximité réelle avec eux.
Lima, la capitale du Perou est une ville côtière située en bordure de Pacifique. Ici, c'est le printemps, et la saison des pluies qui debute un peu avant l'ete devarit arriver dans seulement un mois. Notre programme est assez simple, et rassemble les principaux lieux touristiques du sud du pays. Grace a Cesar et Cathy, des amis vivant ici, nous avons pu déterminer un parcours qui nous semble cohérent et sympa.
Grace a eux encore, nous avons pu trouver un hôtel très agreable dans le quartier de Miraflores. La chambre est spacieuse (il s'agit d'un dortoir pour 4 rienque pour nous !). Le quartier est un des plus surs, mais les habitations prennent un petit peu des allures de bunker. Nous le savons, le pays est un peu dangereux. Les délinquants ont des armes a feu, et s'en prennent rapidement aux « gringos » (blanc) si ces derniers étalent un peu trop leur richesse. Les vigils en gilet par balle sont courants, et les barbelets au dessus des murs d'enceinte quasiment sur tous les immeubles. Nous ne sommes, a vrai dire, pas très rassures. Nous serons par la suite rassures par Cathy et Cesar qui nous expliquerons que les attaques n'ont quand meme pas lieu tous les jours, mais qu'effectivement ca peut surgir a tous moments. Il faut donc être vigilants.
Toutefois, pendant les 5 jours que nous serons restes a Lima, nous n'aurons aucune attaque ou meme regard de travers a deplorer!
Apres une bonne nuit reparatrice dans notre hotel a Miraflores, nous avons debute notre visite de Lima. Etant a 200m de la falaise il nous a semble logique de debuter par une ballade au bord de l'ocean pacifique. Nous avons donc longe cette falaise, en regardant les surfeurs, les parapentistes et les amoureux se becoter dans le ´´Parque del Amor´´. Lima etait couvert et la sera presque tous les jours de notre presence. Nous aons ensuite flaner dans le centre commercial en vordure d'ocean. Un exemple d'architecture ! Tres agreabe moment dans ce batiment cache a flanc de falaise . nous etions appeures au debut dans les rues car les guides touristiques mettent enormement en garde contre les vols et les agressions... Nous n¡aurons vu que des amoureux et sportifs !L'insecurite existe mais il suffit de ne pas se promener dans n'import quel quartier... Voila tout ! L'ambiance generale a bien changee. L'asie est loin et malgre notre mauvais espagnol, les gens sont patients et super souriants !Nous nous sentons bien ici. Encore une fois, comme souvent ou nous sommes passes, il y a une ribambelle de francais. Nous en rencontrerons plusieurs dans notre auberge.
Le soir meme, nous avons vecu une de notre meilleur soiree de tout le voyage. La meilleur viendra 2 jours plus tard en compagnie des memes personnes ! Nous avons en effet passe la soiree en compagnie de CAthy et Cesar dont la gentillesse n'a point d epareil. ils nous ont fait decouvrir un peu la ville ou ils ont elu domicile ( ou re elu pour Cesar ). Nous nous sommes tout d'abord rendus dans un quartier de Barranco. Nous etions samedi soir et ce quartier festif a pris toute son ampleur. Les passerelles a flanc de falaises ou les restaurants se serrent afin de pouvoir rassasier tout le monde a grandes assiettes de antigucho ( borchette de coeur de boeuf dont les perivuens de la cote raffolent). Nous me l'aurons toutfois pas goute, preferant un resto familial argentin ou nous gouterons nos premiers empañadas ( chaussons fourres divesement ). la precion de ´Peruviens de la cote´ a toute son importance car ils ont des coutumes et traditions tres differentes de leurs confreres des Andes. Cesar nous permettra d'ailleurs de decouvrir une partie de cette culture en nous dirigeant vers une ¨una Peña¨. Ces salles ou sont joues les airs de musiques creole peruvienne se diffusent dans toute la ville. Les groupes y jouant etant plus o moins traditionnels . Celle ou nous nous sommes rendus etait petite, ne payait pas de mine, cachee au fin fond d'une etroite ruelle dans dont les 9/10 eme des taxis ne connaissaient pas l'existence. Nous etions ici les suels touristes et les airs traditionnel nous ont accompagnes a grans renfort du coktail traditionnel du Perou : le Pisco Sour ( citron + blanc d'oeufs emousse + pisco : alcool local que l'on porrait traduire sans mauvais jeu de mot par de la Lima-gnole... hihihi ! ) Un regal ... qui saoule vite ! NOus avons passe un excellentissisme moment a regarder danser les gens sur des valses creoles, mais surtout a voir danser des jeunes danseurs en habits traditionnels se bouger sur la marinera ! Sublime ! Les musiceins tallentueux nous auront egalement bien fait rire par leurs expressions ou dictons citesentre 2 morceaux, et traduits pas Cathy et Cesar. Un merveilleuse soiree que nous ne sommes pas prets d'oublier.
Comme on peut facilement se l'imaginer, le reveil fut tardif, car la nuit avait, en somme de l'alcool, duree jusq'a tot dans la matinee. Ceci ne nous a pas empeche de visiter l'apres midi le temple de Huaca Pucllana situe a quelques blocs de notre auberge. Ce temple niche en plein millieu de la ville est assez impressionnant. Non pas par ses dimensions, mais par sa geographie. Entoures d'immeubles, il est la, tronnant encore. Nous n'allons pas faire un cours d'ethno-sociologie anthique, mais ce sont les premiers habitants de Lima qui ont commences la construction. Malgre les divers tremblements de terre et autres invasions (entre autre Incas puis Espagnols ) il est encore debout ! Ils savaient bien faire les choses avant quand meme !
Ce soir la nous avons fini tard la soiree apres avoir discuter longuement avec Julie et Jean Baptiste, 2 journalistes independants lances sur les routes d'Amerique du Sud. Entre les reportages interessants qu'ils avaient deja realises et qu'ils nous ont contes, leurs mesaventures deja vecues et les informations generales sur leur profession, nous nous sommes couches moins cons comme on dit.
Le lendemain fut plus cool encore, nous avons simplement visite le musee de la nation qui nous a permis d'y voir plus clair au sujet des civilisations pre-incas, incas, et l'invasion Espagnoles. Nous avons egalement pu assister a une exposition photographique sur la preiode noire de l'histoire moderne du Perou, a savoir le terrorisme mene par le sentier lumineux entre 75 et 95. Le soir nous avons a nouveau ete dine avec CAthy et Cesar dans les quartiers de Miraflores et nous avons goute le cebiche. il s'agit de poisson cru, cuit ( oui c'est un peu bizarre) par le jus de citron dans lequel il marine, accompagne par de la sauce lait de tigre. Un vrai regal.
Le jour suivant nous avons pris un taxi afin de rejoindre le centre du ¨vieux Lima¨. Le quartier ou nous logions correspond au centre des affaires, tout moderne, rien a voir avec le ¨vieux Lima¨. Pas tres vieux en effet car il a du etre reconstruit a plusieurs reprises du a de multiples seismes. Nous avons toutefois decouvert une nouvelle architecture d'inffluence Espagnole et puis visiter la fameuse Cathedrale situee sur la magnifique Place d'Armes. Site religieux ou repose la depouille de Francisco Pizarro, conquistador de l'Amerique du Sud.
Notre sejour a Lima s'acheve presque puisque nous prenons le route le lendemain pour Cusco. Neanmoins, notre soiree la plus epique de notre voyage est arrivee ce jour la. Une enieme fois nous avons profite au sens passif et actif du terme de Cathy et Cesar. Apres nous avoir , avec leur sympathie legendaire, deleste de quelque affaires afin de nous permettre de voyager plus leger le mois a venir ( 15 kilos au moisn ! ) ouf ! ILs nous ont propose de nous emmener faire un tour en voiture sur la cote avant d'aller manger les meilleurs chicharons du pays ! le chicharon est de la viande frie. Nous y voila pret a embarquer dans la ford de 1967 de Cesar. Voiture de collection magnifique ayant appartenu a son grand pere. Nous prenons place sur la banquette arriere, sur laquelle nous serions rentres aisement a 4. Radio ¨Panamericana¨ nous acceuille a l'interieur par des sonorites latinos. Tout est parfait ! Comme dans un film, le moteur demarre et nous filons dans un bruit de tonnerre, dans la voiture puissante, ves le pacifique. Nous longeons la plage de galets un moment et nous nous arretons pour nous ballader a pieds. Les rouleaux des vagues broient les galets, donnant cette sonorite si particuliere. Il fait bon, l'air marin est tres agreable et revigore. Nous remontons a bord et nous nous dirigeons desormais vers l'autre quartier afin de gouter enfin ce chicharon. La cote qui remonte de la falise ne fait pas peur a notre bolide qui n'en fait qu'une bouchee ! Tout est parfait la soiree est vraiment magnifique ! Malheureusement cela ne va pas durer, car a 21h10 lorsque nous nous presentons devant le restaurant il vient juste de fermer ses portes ! Pucha ( putain en francais) !
Allez c'est pas grave, c'est l'intention qui compte. Nous reprenonsla route et apres quelques metres nous sentons que notre fidele Ford n'avance plus si bien qu'a l'aller. Ah non c'est le frein a main ! C'est bon nous repartons, toutfois Cesar et oblige de s'employer pour que le monument veille bien se lancer. Ca sent encore un peu le freins et d'un commun accord, nous trouvons qu'il est plus sage de s'arreter pour laisser refroidir tout le systeme. NOus nous garons sur un trottoir devant un maison residentielle, et apres un controle rapide des tambours, tout va bien. Et puis ... la voiture sort du garage et la plupart des travaux ont ete realises il y a moins d'une semaine. Nous prenons place a l'interieur afin d'attendre quelque peu plus. Soudain, sans que rien de previenne Greg lance un ¨Putain ca fume par la capot ! Sortons ! ¨et nous voila tous a essayer de sortir en vitesse ! ¨Merde comment ca s'ouvre deja ?!!!¨ C'est bon on est dehors et assez rasures quand nous apercevons que le nuage est en fait bien blanc. C'est de la vapeur ! Ouf !!! Ce n'est que le radiateur. Rapidement des gens s'aretent, et le propriataire de la maison nous rejoint. L'une des personnes ouvre le bouchon du radiateur ( Idee moyenne il s'est un peu crame) et une autre nous a emmene des seaux d'eau afin de refaire le plein. Nous observons apres dissipation de la fumee qu'effectivement ca fuit un peu en dessous. La solidarite exemplaire Peruvienne nous permettra de reprendre la route ! Quelle frousse ! Et nous voila repartis. Tout tour comme une horloge. Quand soudain... Melanie et Cathy conseillent a Cesar de sortir de la voie express car elles entendent un bruit curieux, comme un pneu creve. Un fois sortis nus attendons que le feux passe au vert, quand des filets de fumee recommencent a s'echapper du moteur. Par miracle, nous sommes juste a cote du'un e station service. A peine le temps de se garer que le nuage blanc reapparait ! Bon ben la on est bien ! Savoir si on peut repartir ?! Personne ne peut nous el dire le mecano n'est plus la a 10h du soir. Cesar contacte alors son garagiste de garde et nous patienterons environ 1h ici le temps necessaire pour Cesar de nous faire sa surprise ... voila qu'il sort de sa sacoche 3 suspiros de limeños. Un dessert fameux que nous degustons assia sur des chaises en plastique, entre la voiture fumantes et des montagnes de pneus ! Genial ! une photo pour la posterite, et voila notre garagiste qui nuos rassure et nous autorise a reprendre la route apres avoir charge le radiateur de 15 litres d'eau ! Quelle frayeur, mais quel rigolade et quelle soiree !! Nous finirons pas manger des tortillas a minuit dans un bouiboui apres avoir parquer la voiture, qui s'apelle, ca ne s'invente pas, Nazareth ! Et ben c'est tout trouve comme chute... quand t'est naze arrete ! Repose toi petite titine et merci encore pour cette soiree inoubliable !
Le lendemain nous profiterons du fait que notre bus parte a 17h30 pour aller visiter d'autre ruines a une 30aine de kilometres de Lima. Les ruines de PAchacamac. Ici sont presents 16 temples dont 3 seulement ont ete deterres. Ou plutot desensables. En effet lesite se situe en plein dessert etrange. Il est cerne d'un cote d'une valle verdoyante, du pacifique d'un autre et des bidons villes de Lima d'un autre. Notre guide Erica, nous fera decouvrir ce site surprenant qui n'a pourtant pas encore montre l'etendue de ce dont il recelle. Ca promets. pour nous rendre sur ce site archeologique et pour en revenir nous utiliserons les transports publics qui , ici aussi, sont toutes une histoire a chaque trajet. Serres comme des sardines en boite, nous seront heureux d'en sortir ! Et serres n'est pas une hyperbole ! Nous devions etre 30 dans un 16 places !Nous eront beaucoup plus a l'aise le soir meme lorsque nous prendrons notre bus pour Cusco. Top confort ! Vallez mieux on part pour 21h non-stop de trajet (reellement non-stop)
Commentaires sur cet article François Comme je vous comprend, le retour sera difficile (même si c'est vrai, des gens exceptionnels attendent votre retour lol). Profitez en bien (elle est stupide, cette phrase, comme si c'etait pas le cas :) ), et on attend avec impatience la suite de notre série préférée : Greg et Mel au bout du monde !
Marianne Coucou!!
Avec Alex, on se disait un peu la même chose qu'Adeline et François. On espère aussi vous voir en chair et en os autant que faire ce peut à votre retour.
Mais bon, il vous reste encore un mois de voyage donc profitez...!
Ah ahah ahah, Estéban Zia, Tao les cités d'oooooor. (je ne vous le chante pas sinon la saison des pluies va arriver plus tôt que prévu!!)
A plus. Gros bisous
adeline Et oui, la fin de votre fabuleux voyage approche. Nous avons un peu le même constat que vous. Nous n'avons jamais été autant en contact avec vous que cette année alors que vous avez fait le tour du monde. Pourtant Nice et l'Aveyron ou la Lozère, ce n'est pas le Pérou (attention au jeu de mot qui tue lo).
Nous espérons aussi sincérement que nous serons bien plus proche de vous à votre retour car on a pris de mauvaises habitudes en ayant aussi souvent de vos nouvelles.